
Je dédie cette petite bafouille à toutes les étoiles ... éclats de beauté et d'espoir, qui défient les nuits les plus sombres et les nuages les plus épais ....
Je ne suis pas douée
Nulle à pleurer,
J’ai perdu mon étoile,
Oh, pas dans un ciel sans voile,
Mais dans la ville lumière,
Boule de gomme et mystère …
J’ai demandé son aide
A la petite sorcière laide
De la rue Mouffetard,
Mais elle dressait ses cafards
Et m’a demandé d’aller sans retard
A côté, prier Saint Médard.
Le saint homme dans l’ombre
De son église sombre,
Réfléchit et proclame
Que du côté de Notre-Dame,
On s’y connaissait en étoiles et flammes
Am stram gram …
Près de la cathédrale illuminée
Malgré mes recherches acharnées
Je n’ai pas trouvé
Mon étoile égarée.
Je me suis assise par terre
Et j’ai pleuré ma misère.
Un angelot nu et rieur
Touché par mon malheur,
M’a emportée sur son nuage,
Sans argent et sans bagages,
Et m’a offert dans un sourire
De m’apprêter à choisir
Une étoile nouvelle
Parmi toutes celles du ciel.
Mais aucune n’avait l’aura
De la mienne … Abracadabra …
Retour sur les ailes du vent
Dans ce Paris tout brillant.
Souriant mais désolé,
L’ange en blanc m’a déposée,
Place de l’Etoile, tout au milieu,
Sapristi et ventrebleu …
Et depuis j’attends comme une bécasse
Mon étoile fugueuse et fugace …
(Attendez … ce n’est pas fini :
Pour les rêveurs d’infini
Et les apprentis astrologues
Cette histoire a un épilogue)
Soudain une lueur sous mes pieds,
Me force à m’agenouiller,
Je découvre émerveillée
Ma petite étoile un peu rouillée.
Elle pleurait de m’avoir perdue,
D’être à jamais hors de ma vue.
De bonheur elle se remet à briller,
Que dis-je, à scintiller …
Dans un élan de tendresse
Nous nous couvrons de caresses
Dans une vague de bonheur,
Nous jouons cœur à cœur.
Puis m’habillant de sa lumière,
M’enveloppant de son mystère,
Elle m’emmène en lune de miel,
Tout là-haut dans le ciel.
Et depuis les savants ébahis,
De leurs yeux de merlans frits,
Voient deux étoiles qui font l’amour
Dans un ciel de velours …