mardi 10 novembre 2009

Les portes du monde





Les portes du monde


Tu as ouvert pour moi,
Les portes du monde.
Simplement,
Comme tu faisais toutes choses.
Quelques mots suffisaient,
Pour dessiner à jamais,
Le portrait d’un arbre
Ou d’un oiseau.
Tu m’as appris
A regarder les orages
Et les étoiles des nuits claires.
Les légendes que tu contais
Ne dormaient pas dans un livre,
Elles étaient toutes proches :
Pas de Petit Poucet perdu
Dans les bois de l’Ogre,
Mais la Dame Blanche
De la forêt voisine …
Tes mains qui travaillaient le bois
Aimaient aussi les livres.
Apprendre … savoir …
Etaient pour toi bien plus précieux
Que posséder.
Tu n’as jamais voyagé,
Mais tu connaissais le monde entier,
Les océans, les montagnes,
Les espaces glacés du nord
N’avaient que peu de secrets pour toi.
Et si tu n’avais aucun penchant
Pour les histoires,
L’Histoire, elle, te fascinait.
Tu m’as entraînée
Dans ces royaumes, ces îles, ces déserts.
J’ai posé mes pas dans les tiens,
Regardé les mêmes cieux,
Lu les mêmes lignes.
Tu m’as appris le poids des mots
Et le partage du silence…

Il y aura toujours un peu de ton regard,
Dans celui que je pose
Sur le monde …


SW

vendredi 19 juin 2009

La danse des mots





La danse des mots

Des mots dansent en moi,
Sans trêve,
Virevoltent,
Petits papillons de pensées,
Légers souvent,
Lumineux ou mélancoliques …
Parfois, ils se posent un instant,
Prêts à dire,
Se raconter,
Puis tournoient encore,
S’égarent sur les chemins de l’âme
Se chargent de sens,
Ou d’émotion,
Prennent enfin leur envol …
Et toujours … parlent de Toi …

SW

dimanche 24 mai 2009

She's the lady ...




She’s the lady ...

She’s the lady, lost in her dreams,
The dust, playing in sunbeams ...
She’s the dancer on the rainbow,
The last sparkle of the evening glow ...
She’s the child that smiles in her sleep,
The love in your heart, so deep ...
She’s the spirit, who cares for you,
The blue of the sky, and clouds, a few ...
She’s the muse, inspiring and near,
The friendly word, stronger than fear ...
She’s the lover, tender and free,
And you’re the captain, sailing her sea ...

SW

mercredi 6 mai 2009

Il y a une vie après les rêves




Dans la nuit finissante
Quand l’indigo se trouble
Des premières lueurs laiteuses
De l’aube,
Les songes s’estompent
Doucement,
Cédant la place
A la réalité.
Il y a une vie après les rêves …

La plume du poète encre la page
D’espoirs et de désirs
Mais ils se diluent
Dans le gris des jours
Et l’arc-en-ciel
Redevient simples gouttes,
Et l’amour
Perd ses ailes.
Il y a une vie après les rêves …

Parfois, il se peut
Qu’un cœur d’enfant résiste
Et son sourire donne vie
Aux fées et aux anges …
Parfois, une femme amoureuse
Tisse, autour de son âme,
Une bulle irisée
D’embruns et de soleil
Il reste alors du rêve dans la vie …

SW

lundi 27 avril 2009

Aimer une ombre




Aimer une ombre

Aimer une ombre,
S’étioler au fil de l’absence,
Danser trop près du vide,
Avoir toujours un peu froid,
Etre sevré de l’être aimé,
De son corps, de ses mots,
Et pourtant,
Sentir son baiser, là où bat le cœur,
Fredonner une chanson
Et entendre sa voix en réponse,
Caresser les étoiles des yeux,
Et savoir qu’un autre regard les aime,
Garder les belles choses,
Comme un trésor au fond de soi,
Laisser un sourire glisser
Sur les larmes de l’âme,
Se tenir droit dans la tempête,
S’éveiller, en gardant une part de rêve,
Aimer une ombre
Et vivre de sa lumière.

SW

dimanche 8 mars 2009

A toutes les femmes ...




A toutes les femmes ...

A mère, à ma grand-mère, qui furent les premières femmes de ma vie, sans doute mes références, malgré d’autres envies …

A ma fille, ma petite fée, mon autre moi-même, ma presque réincarnation, mon prolongement, mon espoir en demain …

A ma belle-fille, qui m’a donné mon autre petite merveille, mon bébé sourire, ma princesse de l’aurore, promesse de vie …

A mes amies, celles qui cheminent avec moi depuis longtemps, celles que j’ai perdu en cours de route, celles qui ont traversé ma vie en laissant leur trace, celles que je rencontrerai encore …

A celles qui ont déjà pris l’ascenseur vers les petits nuages blancs, mais reviennent souvent, fantômes légers, hanter les allées de ma mémoire …

A mes institutrices et mes professeurs, qui m’ont fait découvrir la beauté des mots, le pouvoir de la lecture, la paix studieuse des bibliothèques …

A ces relations dites virtuelles, qui parfois sont plus proches de moi que des voisins …


A ces cuisinières qui ont inventé ou collectionné toutes ces recettes que j’aime expérimenter …

A celles qui ont été des pionnières et à celles qui timidement suivent le mouvement …
A celles que j’apprécie et à celles que je ne sais pas apprécier …

A mes collègues passées et présentes avec qui je partage les joies et les peines de mon travail …

A toutes ces inconnues qui offrent leur sourire, leur bonne humeur, leur aide bénévole …

A toutes les filles tendres et fortes, féministes et féminines de mon entourage … à celles qui se battent pour leurs sœurs … à celles qui les réconfortent …

A toutes celles qui ont moins de chance, qui connaissent la guerre, la misère, la violence, le deuil, le malheur … à celles là, tout particulièrement …

A toutes les femmes qui sont sur la brèche au quotidien, du matin au soir … qui aiment, qui nourrissent, qui lavent, qui travaillent, qui rient, qui pleurent, qui lisent, qui s’amusent, qui éduquent, qui vivent … tous les jours et pas seulement le 8 mars …

A vous toutes, je dis : JE VOUS AIME !!!


SW

jeudi 26 février 2009

Etoile filante




Etoile filante

Une étoile filante,
Rare dans ce ciel d’hiver.
Une vraie,
Unique et précieuse,
Petit fragment d’éternité
Comme un diamant errant.
L’as-tu vue ?
De quel vœu l’as-tu chargée ?
Y as-tu mis toute ta foi ?

L’étoile est tombée à mes pieds,
Caillou froid,
Sans la moindre lueur.
Je l’ai ramassée,
Réchauffée.
Dans son petit cœur de pierre,
Elle garde quelque chose
De son éclat céleste
Et des espoirs qui lui ont été confiés.

Pendant que je la tiens
Au creux de ma paume
Et l’effleure doucement,
Je l’entends murmurer tout bas :
«Ne renie jamais tes rêves,
Ils sont éternels,
Comme les étoiles,
Même ceux qui ne se réalisent pas,
Ont été lumière … »

SW