lundi 28 juillet 2008

Lui ... Elle ... Eux ...


Lui … Elle … Eux


Il est intelligent et brillant,

Elle est lunaire et rêveuse …

Son esprit est pétillant,

Elle est plutôt taiseuse …

Il a beaucoup bourlingué,

Elle ne voyage que dans sa tête …

Sans lui, elle est larguée,

Il est l’autre moitié de sa planète.


Il aime chanter et parler,

Elle l’écoute avec admiration …

Il a un humour décalé,

Elle rit sans modération …

Il est bourré de charme,

Elle aimerait en avoir …

Derrière le rideau des larmes,

Elle est le reflet dans son miroir.


Il sait se montrer intransigeant,

Elle plie mais ne rompt pas …

Elle le veut exigeant,

Mais troublé par ses appâts.

Ils sont loin et pourtant si près,

Ils se perdent et s’aiment

Et vivent en secret …

Dans le double d’eux-mêmes …

vendredi 18 juillet 2008

Rêves


Cindy se réveille … elle a rêvé du Prince Charmant. Elle essaie désespérément de retenir les bribes de rêve, qui telles les brumes d’Octobre s’effilochent au soleil. Elle ne bouge pas, n’ouvre pas les yeux, tente de rattraper le Prince qui chevauche vers son château et franchit la lourde porte, tout en se retournant une dernière fois. Ses bras vides se croisent sur sa poitrine, ses mains agrippent le drap en vieux lin un peu rêche qui la couvre. Il y a quelques instants, une bouche se posait sur sa bouche … il y a quelques instants, un chaud soleil dorait sa peau … il y a quelques instants …

Un hurlement déchire le silence matinal. Cette fois, le rêve est bien fini. Elle se lève d’un bond et découvre étonnée qu’elle est nue. Jamais elle n’a dormi nue dans cette maison ! Pas le temps d’y réfléchir. Elle enfile rapidement un pantalon et un tee shirt et file vers la nursery, d’où proviennent d’autres cris. Dans le couloir, une petite furie vociférante déboule dans ses jambes. Mais elle crie tellement que Cindy ne comprend pas un mot. C’est en voyant la curieuse coupe asymétrique qui encadre le petit visage furibond et la natte que l’enfant tient dans ses mains, qu’elle finit par comprendre : les insupportables jumeaux ont encore frappé. Une porte s’ouvre et une grande femme aussi revêche que belle, drapée dans un kimono de soie s’enquiert d’une voie excédée des causes de ce tapage matutinal : « Que se passe-t-il Cinderella ? Ne pouvez-vous faire tenir les enfants tranquilles ? Je me demande pourquoi vous êtes là ! » Une fois de plus Cindy maudit sa mère, de lui avoir donné ce prénom infernal à porter et maudit la belle revêche de l’appeler ainsi. Et puis, elle arrête de penser, car elle a besoin de toute son énergie pour reprendre les choses en main.

Enfin, en début d’après midi, quand Tweedle Dee et Tweedle Dum, comme elle les surnomme dans son for intérieur, sont au club de voile et que Mademoiselle accompagnée de sa belle et revêche mère sont parties chez le coiffeur, elle trouve un moment pour boire un café. Elle se demande une fois de plus, quelle idée saugrenue elle a eue d’accepter ce job pendant les vacances, décide de profiter de ses heures de liberté et de partir à la plage toute proche, pour une heure ou deux. Elle se baigne, s’installe sur sa serviette, lit un peu, puis doucement glisse vers une légère somnolence et se met à rêver …

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Dans une villa proche, le même matin, Igor Leprince se débat dans un sommeil agité. Il se réveille dans un lit dévasté, mais le sourire aux lèvres. En se rasant, il se surprend à fredonner « Que je t’aime » et se jette un regard étonné dans la glace. En vérifiant du plat de la main, s’il est bien rasé, il a soudain l’impression de sentir la caresse légère d’une main féminine sur sa joue et de plonger son regard dans deux yeux noisette et rieurs. L’impression est si nette, qu’il se sent pris d’un léger vertige. Cela fait si longtemps qu’il n’a plus de femme dans sa vie. Que veut dire tout cela ?

Plus tard, assis sur la terrasse qui surplombe le parc, il se perd avec délices dans les récits de voyage de Dumont d’Urville. Soudain la description d’une île le rend songeur et il se revoit dans un lagon turquoise échangeant un baiser salé avec la femme aux yeux malicieux. Il se souvient soudain de son rêve : il avait rencontré Cendrillon sur une île du Pacifique. Cendrillon était sûrement presque quadragénaire et ne faisait pas le ménage de la plage. Elle vendait de superbes coquillages aux rares touristes et un vieil homme acariâtre criait son nom et l'invectivait parfois, depuis l'une des huttes posées entre plage et forêt. Il l'avait fait violemment, mais en restant prudemment au loin, quand pris d'une envie subite, Igor avait tout simplement embrassé la jolie vendeuse de coquillages, en sortant de l'eau. Contre toute attente, celle-ci ne s'était pas fâchée, mais avait ri de bon cœur en réponse à ce baiser. Ce souvenir le fait sourire et l'attendrit. D'habitude il ne se souvient jamais de ses rêves, pour tout dire en temps ordinaire, il n'y prêterait aucune attention, même s'il s'en souvenait.

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Malgré l'animation de la plage, Cindy s'est endormie. Un nuage de sable, provenant d'un drap de plage qu'on secoue tout près d'elle, l'atteint au moment même où elle rêvait que perdue, en plein désert, dans une tempête de sable, un beau bédouin la sauvait. Elle se réveille en sursaut, ahurie et furieuse. Le maladroit à côté d'elle se confond en excuses. Bien qu'il soit encore tôt, elle décide de rentrer pour prendre une douche. Puis délicieusement rafraîchie, elle se pelotonne dans l'un des fauteuils de sa chambre avec un cahier et un crayon, bien décidée à jeter sur le papier quelques notes à propos de sa vie ici ... et peut être aussi à propos de ses rêves, qui l'intriguent.

Cindy est une jeune romancière connue des plus discrètes. Peu nombreux sont ceux qui connaissent son visage. Elle peut ainsi, travailler en toute quiétude sur le terrain pour préparer ses romans. En général, en plus des recherches assez pointues sur les sujets qui l'intéressent, elle se glisse souvent dans la peau de l'un ou l'autre personnage qu'elle veut faire vivre dans ses livres. C'est ainsi qu'elle a répondu à une annonce cherchant une aide efficace et polyvalente pour un séjour familial d'un mois à La Baule. Son rôle consiste à aider la maîtresse de maison pour l'intendance et s'occuper des trois enfants durant la matinée et la soirée. Par contre elle a tous ses après-midis de libre quand les enfants s'adonnent à diverses activités aquatiques ou sont à leur club sur la plage. Cela lui permet à la fois de se reposer et de prendre des notes pour donner corps à un personnage de Nanny, qui doit être l'héroïne de son prochain roman.

Cela amuse énormément Cindy, que la belle revêche ne sache pas qui elle est, alors qu'elle la voit régulièrement glisser son dernier roman dans son sac de plage, l'après-midi. Une coupe de cheveux plus courte, une teinture plus sombre, l'absence totale de maquillage et son vrai nom suffisent à la cacher. Cindy doit à sa mère anglaise, sociologue et déjantée, qui venait de soutenir une thèse sur l'importance des contes dans la société moderne, quand elle est née, ses deux prénoms : Cinderella et Alice. Son père, italien, explorateur et absent au propre comme au figuré, lui a laissé le doux nom de Primavera. Quand elle a commencé à écrire Cindy avait choisi le pseudo d'Alice C. Brighton (ville où elle avait grandi). Aujourd'hui personne ne peut deviner, que Cinderella Primavera et Alice C. Brighton sont une seule et même personne.

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Le hamac se balance mollement entre deux arbres. Un léger ronflement annonce que son occupant s'est bel et bien endormi. Un livre ouvert abandonne ses pages aux caprices de la brise. Le dormeur est bien loin de la quiétude de ce jardin breton. Il se bat quelque part contre des millions de grains de sable qui le fouettent. Son chameau, d'habitude le meilleur des chameaux, irrité par la tempête lui marche lourdement sur le pied. Le bédouin ne peut retenir un juron. Ah, quel métier que de rechercher des touristes perdus dans le désert. Il espère qu'au moins la récompense sera en conséquence de ses efforts. Parfois, il envie ses ancêtres qui ne se contentaient pas d'attendre une récompense, mais qui rançonnaient les touristes sauvés du désert. Mais en attendant, sa préoccupation première est de trouver les grottes les plus proches, pour se mettre à l’abri. Il commence à se dire qu’il tourne en rond et qu’il ne marche plus dans la bonne direction, malgré son expérience du désert. Mais voilà qu’une ombre se profile dans le tournoiement de sable devant lui : les rochers. L’entrée des grottes n’est pas loin. Trois chameaux s’abritent du sable contre la paroi rocheuse. A l’intérieur, trois silhouettes suffocantes se débarrassent de leurs écharpes et de leurs vestes. L’une d’elle le regarde d’un œil interrogateur. Il lui semble avoir déjà vu ces yeux là. Mais où donc ? Le bédouin tousse … et le dormeur se réveille …

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Ce soir la belle revêche reçoit. En manque de vie sociale, elle a décidé d’inviter les occupants des villas voisines pour une soirée barbecue dans le jardin. Elle a donc fortement besoin de Cindy. Pas question d’après-midi de libre ce jour là. Dès que les enfants sont casés, les ordres ont commencé à pleuvoir : « Cinderella vous passerez chez le boucher, j’ai commandé la viande. » « Cinderella prenez donc les fleurs en passant.» « Cinderella vérifiez s’il y a assez de boissons au frais. » « Cinderella venez j’ai besoin de vous à la cuisine ! » « Cinderella disposez les tables en demi-cercle autour de la piscine ! » « Cinderella faites ceci. » « Cinderella faites cela …. » « Cinderella dans une demi-heure il faudra chercher les enfants. » … Cindy n’a pas arrêté une minute. A peine a-t-elle le temps de prendre une douche rapide, d’enfiler une jolie robe et de se maquiller légèrement avant l’arrivée des invités.

L’un des invités qu’elle accueille est Igor Leprince. Ils se regardent d’un air étonné. Leurs regards restent accrochés l’un à l’autre. Cindy est très occupée pendant la soirée, mais souvent, Igor s’approche d’elle, lui sourit, ils échangent quelques mots. Enfin, quand presque tous les invités sont partis, ils trouvent le temps de s’asseoir à une table. L’air est doux. La flamme d’une bougie papillote dans le velours de la nuit. Son reflet danse dans les yeux souriants de Cindy. Igor est sous le charme.

Dans l’ombre, quelqu’un les observe … c’est la belle revêche. Elle tient à la main un long objet fin. Tout d’un coup, elle n’est plus revêche du tout, elle sourit et son sourire est chaud comme un soleil. Elle agite doucement la fine baguette dans sa main et une pluie d’étoiles se répand sur Cindy pendant qu’elle récite doucement une étrange formule. Cindy a disparu et la belle femme souriante est assise à sa place. Igor ne la quitte pas du regard … cela fait si longtemps qu’il rêve de ces yeux là …

(Sous la table, une petite Cinderella transformée en grenouille verte se dit qu’elle n’est pas encore de taille pour défier sa marraine fée et surtout que ce n’était pas une bonne idée de trouver charmant, Leprince Igor …)

samedi 12 juillet 2008

Un papillon bleu


Un papillon bleu


Un papillon bleu

Devant la fenêtre,

Dessine l’azur

Du bout de ses ailes.

La femme alanguie

Qui le suit

De son regard outremer,

Rêve éveillée,

De lagons turquoise

Et d’océans indigo.

Son cœur frissonne

Dans le givre bleuté

De sa solitude.

L’insecte fragile

Se pose, léger,

Sur l’épaule féminine,

La caresse

D’un frémissement poudré,

Fait revivre doucement

Un sentiment endormi,

Enfoui.

Un papillon bleu

Dessine l’amour

Du bout de ses ailes …

mardi 1 juillet 2008

Un fugitif état de grâce





Parfois, au fil de nos errances,

Entre quêtes et quotidien,

Il nous arrive de croiser un petit miracle,

De pouvoir toucher un rêve du doigt …


Pendant une étincelle d’éternité,

Nous dansons en apesanteur,

A l’aube des mondes et de l’amour,

Dans un fugitif état de grâce

mardi 24 juin 2008

Te souviens-tu ?


Te souviens-tu ?

Dans le jardin de l’amour,

Je hante le coin perdu

Où les pensées dessinent

Sur leurs pétales délavés

Le mot Souvenir

Te souviens-tu ?

Te souviens-tu

De notre rencontre ?

De ce tourbillon en vert espoir

Et rose tendresse ?

Te souviens-tu de ce vieux mur

Qui pour nous

Ecrivait « Je t’aime » ?

Te souviens-tu

De ce court moment

Où nous avons été invincibles ?

Mais non invulnérables …

Te souviens-tu

De nos larmes ?

De nos désillusions ?

Te souviens-tu

De ces carnets

Que je glissais dans ta poche ?

De ces livres

Que tu choisissais pour moi ?

De ce carré de soie,

Doux comme la caresse d’un rôdeur ?

De la médaille

Qui a passé de mon cou au tien ?

De chaque cadeau

Comme d’un trésor ?

Te souviens-tu

De nos plages,

Et de nos océans ?

Te souviens-tu

De nos chansons ?

De ces paroles

Que nous aurions aimé écrire ?

Te souviens-tu

De nos tendres aveux ?

De nos confidences ?

Des secrets partagés ?

Te souviens-tu

De la douceur

Et de la passion ?

Te souviens-tu

De la douleur certains jours

Et des mots

Qui faisaient mal ?

Te souviens-tu

Des caresses et des baisers ?

Du désir sans cesse allumé ?

Te souviens-tu

Des papillons ?

Te souviens-tu

De mon sourire

A toi seul réservé ?

Te souviens-tu

De notre amour ?

Te rappelles-tu

Que j’ai été un ange …

Avant la chute ?

De l’ange j’ai gardé

La lumière diaphane …

Dame blanche,

Egarée sous le soleil pâle

Des rêves …


vendredi 20 juin 2008

Conte d'aujourd'hui


Parfois, dans le métro …

Dans le métro bondé, Delphine et Marinette feuillettent leurs magazines et commentent les articles. Comme chaque année avant l’été, les journaux féminins regorgent de conseils de beauté.

- La beauté est vraiment un job à plein temps, remarque Marinette avec philosophie.

- Et comment ! renchérit Delphine. Il faudrait des vacances pour trouver le temps de tout faire !

- Mincir avec des petites recettes miracle, faire du sport.

- Bronzer avant la plage et traquer tous les poils.

- Adopter un nouveau maquillage et essayer une nouvelle coupe de cheveux.

- Et de nouvelles fringues.

- Et pourquoi pas un nouveau mec ?

Elles éclatent de rire, sans s’occuper des regards mornes ou désapprobateurs de leurs voisins et plongent avec délices dans un article sur les méthodes dépilatoires.

- Oh, une épilation au sucre et aux fruits, ça doit sentir bon !

- Je me laisserais bien tenter par une épilation intégrale …

- Noooon ! ne fais pas ça ! Ca fait plus que mal !!! Et si jamais tu es pudique, oublie ! tu es sur un présentoir, comme un poulet plumé au marché.

Elles pouffent encore.

- Tu as essayé ?

- Oui l’an dernier avant les vacances, et je ne suis pas près de recommencer. J’avais l’impression qu’on m’arrachait la peau avec les poils. Par contre après tu ressembles à un bébé. D’ailleurs pour compléter cette impression, on te talque légèrement pour éviter tout frottement de ta lingerie.

Cela fait un moment que le jeune homme sur la banquette derrière elle ne s’intéresse plus à son livre, mais écoute leur conversation. Elles sont tellement dans leur bulle, qu’elles ne chuchotent même plus. Décidément le métro, c’est parfois mieux que le cinéma. Il suffit d’un peu d’imagination … Mais les deux gazelles devant lui ont déjà enchaîné sur un autre sujet. Marinette a en effet trouvé la page « Test » et les voilà qui s’amusent à trouver « Le mec de votre été ». En général, le préférez-vous :

  1. Macho – latino – velu
  2. Ultramince – androgyne – bi
  3. Blondissime – glabre – tatoué
  4. Passe muraille

Marinette et Delphine ne sont pas les seules à rire. L’éclat de rire du jeune homme leur répond. Quand elles se retournent, il fait semblant de s’absorber dans son livre, mais ses oreilles restent aux aguets. Et il n’est plus le seul. La gaieté paraît tout doucement s’insinuer dans quelques visages un peu moins fermés que les autres, qui eux aussi semblent maintenant attendre la suite … Aucun commentaire sur la réponse cochée … Question suivante … Pour trois semaines de vacances, choisiriez-vous :

  1. Un homme adorable et plein de charme, mais sans le sou
  2. Un homme sympathique et drôle, mais très laid
  3. Un homme intelligent et connu, mais pervers
  4. Un goujat puceau, totalement idiot mais beau et riche

Avant que nos deux amies aient pu répondre, la jolie fille de l’autre côté du couloir, lance gaillardement :

- Si ce n’est que pour la durée des vacances, je choisis le ‘d’ sans hésiter.

Une traînée de rire s’installe maintenant dans les rangées.

- La suite. s’impatiente une voix.

Delphine lit à haute voix … Votre destination de rêve avec lui :

  1. Une île au bout du monde sans eau chaude, ni électricité
  2. Son harem, dans son palais des mille et une nuits
  3. Du trekking au Népal
  4. Une villa à Saint-Tropez avec belle-maman

Mais voila que la rame s’arrête. Delphine prend congé de son amie et sort du wagon en même temps que bon nombre de passagers et que d’autres prennent leur place. Toujours plongée dans son magazine, Marinette grommelle :

- Tu parles d’un choix ! Ce test est totalement débile, je me demande si je n’aurais pas plus de chances de trouver le mec de mon été dans ce métro …

- Je suis disponible, ni macho, ni bi, ni tatoué. Et je ne suis pas totalement stupide, lui glisse dans son dos le jeune homme qui le premier avait commencé à écouter, en souriant. Elle se retourne surprise et ne peut s’empêcher de rire.

Et c’est ainsi qu’une jolie rousse rieuse et un grand curieux non dénué d’humour décidèrent de faire fi des tests des magazines, des conventions et de leur fatigue pour aller flâner ensemble dans la douceur d’une soirée estivale …

dimanche 15 juin 2008



Papa


Tu étais le bébé joufflu

Au regard candide,

Tu étais le bambin têtu

Parfois timide,

Le gamin bagarreur,

Impertinent et frondeur,

L’écolier studieux

Et volontiers silencieux.

Tu étais l’ado mordant,

Râleur et incompris,

L’étudiant indolent,

Qui profitait de la vie.

Tu étais le prince charmant

Aux yeux de velours,

Le compagnon aimant

De tous les jours.

Te voila devenu,

Et ce n’est pas ton moindre mérite

Homme ayant vécu

Et papa émérite …