jeudi 1 janvier 2009

Meilleurs voeux à toutes et tous




Osez réaliser vos rêves.
Osez concrétiser vos projets.
Osez profiter de votre bonheur.
Osez apprécier l'amour qu'on vous donne.
Osez avoir tout le succès que vous méritez.

Tout cela est en vous, il ne vous reste plus qu'à oser.

Bonne année.

lundi 8 décembre 2008

Au pays des arbres ...





Au pays des arbres …

Il existe un petit pays des arbres. La vie des arbres y est très différente de ceux que nous connaissons. Dans leur pays, ils bougent, parlent, mènent leur vie d’arbres. Il y a les arbres coquets qui fleurissent sans cesse, les arbres distraits qui perdent des feuilles tout au long de l’année, au grand dam des jeunes osiers chargés du nettoyage, les arbres généreux qui donnent leurs fruits, les saules pleureurs qui offrent leur soutien amical dans les moments de grande peine et beaucoup d’autres encore. Chacun a aussi son caractère. Le vieux baobab est un grognon notoire, dont l’humeur s’aigrit encore quand il n’a pas sa dose de soleil. Quant à l’immense cèdre du Liban, autant s’écarter de son chemin quand il se déplace pour ne pas marcher sur ses branches. Pas trop quand même sinon ce grand susceptible se sentirait mis à l’écart. Vous l’aurez deviné, la vie au pays des arbres est assez « humaine » finalement.
Il y en a une justement – oui une jeune arbre au féminin – une jeune tilleul, qui ne sait pas trop si elle a envie d’être tilleul, ou plutôt cèdre, car elle trouve le grand susceptible superbe. Ou pourquoi pas érable du canada ? Cette magnificence en automne … Il y a de quoi rêver. Tilleul c’est un peu commun. Sa mère a beau lui répéter que les tilleuls sont des arbres magnifiques. En plus, elle pousse droit ! Pousser un peu de travers lui donnerait un côté rebelle, mais non, il faut qu’elle pousse droit … Et puis finalement ce n’est pas si mal de pousser droit, quoi de plus beau que le ciel ? Quand elle pense à ses copines qui trouvent malin d’aller se frotter aux ronces pour s’affirmer … Non mais !!!

Pendant le long hiver de sommeil de cette année là, elle fait un rêve, un cauchemar plutôt. Elle se voit au bord d’un étang … elle sait qu’elle veut aller de l’autre côté de l’étang, mais des mains cueillent sa floraison et elle se laisse faire, puis on coupe ses branches et elle se laisse toujours faire, quand on scie son tronc, il est trop tard, elle ne peut plus bouger, elle se rend compte que sa souche blessée est enracinée profondément …

Au printemps, elle court vers le plus vieux tilleul du pays. Baucis est tranquillement assise devant sa maison avec Philémon. Elle s’assied à ses pieds et lui raconte son rêve. Baucis caresse la douce frondaison vert tendre et lui sourit : « Le don total c’est … l’Amour … »
Même si elle est encore un peu jeune pour comprendre vraiment … le sourire, la douceur et l’expérience de Baucis la rassurent. Et avant d’en arriver à l’état de souche, elle a envie de devenir un magnifique tilleul aux larges feuilles mouvantes, offrant de l’ombre et une floraison odorante tous les ans au début de l’été.

SW

samedi 29 novembre 2008

Novembre




Novembre

Comme des larmes dorées,
Les feuilles
Des bouleaux et des saules pleureurs
Tombent
Sur la surface frissonnante
De l’étang.
Un soleil orange
Descend sur les frondaisons,
Les illumine,
Se mire et s’étire
Sur l’eau.
Pendant un court instant
L’air se fait plus doux,
Le vent d’automne
Se couche dans les hautes herbes,
Le calme devient beauté
Et sérénité.
Le temps s’arrête
Pour peindre
Un petit morceau d’éternité.
Puis l’obscurité s’allonge,
S’étend.
Quelque part un oiseau crie.
Cette nuit,
Les brumes fantomatiques
Habilleront le spleen des âmes.

SW

dimanche 23 novembre 2008

Espoir





Au fond du vieux parc séculaire,
Une maison blanche semble dormir,
Nul feu dans l’âtre de pierre,
Nulle musique, ni bruit, ni rire.

Dans une chambre solitaire,
Un homme est perdu dans ses songes,
Un petit rayon de lumière
Taquine le voile de mensonges
Qui flotte dans sa mémoire rêveuse …
Il sourit et son regard change.
L’amour renaît d’une nébuleuse
Quand l’espoir prend les traits d’un ange.

SW

mardi 18 novembre 2008

Il est alors temps ...




Il est alors temps …


Quand l’ombre se fait insidieuse
Et que l’âme est triste,
Quand tout est pesant
Et que la raison n’a plus d’arguments
Quand même le soleil pâle
Semble mort et froid,
Quand le gris devient noir
Et que la vie semble évanouie …
Il est alors temps
D’invoquer la force secrète,
Le fantasme caché au fond de notre être :
L’ange qui répond à nos prières,
La douce fée à la baguette magique,
Le capitaine qui se rit des tempêtes,
Le roi ou la reine de cœur,
Dont le fantôme rôde dans nos nuits,
L’étoile inaccessible …
Et faire renaître l’impossible espérance,
L’étincelle infime qui annonce la lumière !

SW

samedi 18 octobre 2008

Muse étrange




Muse étrange


Adossé au bois noir d’une vieille grange,
Il rêve et se perd dans le bleu du ciel
Et il sourit aux kyrielles
De mots, que lui souffle une muse étrange.

Et soudain sa plume en suspens
Se met à courir sur les pages du carnet.
Sur son épaule, seul un papillon qui flânait
Lit les mots, qui se pressent comme un torrent.

Il livre son âme, toute de lumière et d’ombre
Il écrit le soleil d’un amour immortel,
Cette douceur, cette folie, cette vibrante étincelle
Qui tient tête, même aux heures sombres.

Il chante la tendresse, la passion, la beauté,
Il sourit au souvenir pénétrant
D’une caresse, qui doucement l’effleurant
A laissé son cœur tremblant, hébété …

Pris dans un tourbillon de douces ailes d’anges,
Loin, si loin de la terre,
Il abandonne au papier, ses pensées, ses mystères ;
Et son esprit, au charme de sa muse étrange.


SW

jeudi 2 octobre 2008

Capitaines ...




Capitaines …

Capitaines des tempêtes,
Cavaliers de l’orage,
Etes-vous conscients
De ravager les cœurs ?
D’y peindre trop de soleils
Et encore plus de nuages ?
Vous inspirez les muses,
Rendez les femmes fatales,
Piquez du bout du sabre,
Les plus lointaines étoiles.
Comme le vent joue avec le sable
Et façonne les dunes,
Vous caressez les âmes,
Et parfois, vous les brisez.
Capitaines des tempêtes,
Cavaliers de l’orage,
Que savez-vous de l’amour
Et des larmes ?

SW